Communiquer…Voilà le grand mot qui fait peur. Hommes, femmes ou entreprises…à tous, la société formule l’injonction de bien communiquer. Ayant compris cela, certains marchands de bonheur vendent tout à la sauce « communication », avec un style ampoulé et un phrasé très conceptuel, new age. Une communication qui ferait des miracles, tout comme une crème de jouvence estomperait les rides en seulement quinze jours ? Soyons sérieux. Ensuite, on se demande pourquoi la profession communicante a parfois mauvaise presse… Je ne parle même pas des « pubards ». Je rencontre de plus en plus de TPE, en mal de visibilité, qui faute d’une bonne boussole, s’adressent à des communicants de perlinpinpin et voient leur budget com gonfler, sans franchement de résultat. Il faudrait bel et bien redonner à un des mots les plus utilisés de ce siècle tout son sens. Et rappeler qu’à l’origine, il désigne le partage d’une charge, notamment celle de construire ensemble la fortification de l’endroit où l’on habitait. En somme, une activité qui peut se définir avec des mots simples pour un objectif très concret. Pourquoi donc toujours vouloir chercher midi à quatorze heures ? Les beaux discours branchés sont rarement les bons remèdes. L’ethnologue Lévi-Strauss le disait d’une autre façon lorsqu’il formulait que « le savant n’est pas celui qui fournit les bonnes réponses, c’est celui qui pose les bonnes questions ». Histoire de rappeler que l’essentiel n’est pas toujours là où l’on l’y attend. A l’aube de cette nouvelle année, restons simples et n’oublions pas la dimension la plus belle de la communication, le partage.
Elisabeth Machado Marcellin
“Nous avons beaucoup apprécié l'approche créative de mot passant conseil, sa réactivité et la compréhension de nos métiers mobiles tout à la fois marketing et technique. Il est évident que leur travail nous a donné entière satisfaction.”